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Georges, 57 ans, mort sur banc d'un square parisien

Publié le 14/12/2016 à 15:27 par chantouvivelavie Tags : Chantouvivelavie SDF mort sur un banc
Georges, 57 ans, mort sur banc d'un square parisien

Georges, 57 ans, est mort le 23 novembre, comme des centaines de sans abri chaque année. Sa silhouette dégingandée, blouson de rocker, mains accrochées à ses béquilles, a laissé la place à de nombreux mots d'hommage.

Selon le décompte annuel publié mercredi par le collectif Les morts de la rue, au moins 497 personnes sont décédées sans abri en 2015.

"Georges dormait sur le deuxième banc à gauche", raconte Corinne, une habitante du IXe arrondissement de Paris, qui avait pris l'habitude de discuter avec lui. "Lorsque le square était fermé, il grimpait au-dessus de la barrière, alors qu'il était gravement handicapé."

Depuis quelques semaines, elle se démenait pour le quinquagénaire dont la santé précaire l'alarmait. Elle l'aidait à refaire ses papiers d'identité perdus et avait alerté mairie et associations. Le 22 novembre, l'une d'elles lui répond finalement "on vient demain". Mais Georges meurt dans la nuit. "Ce qui est tragique, c'est que ça s'est joué à rien", enrage Corinne.

Né le 16 février 1959 à Compiègne, Georges était le fils d'un militaire belge, le troisième d'une fratrie de cinq. La famille connaît des difficultés financières puis des drames. A peine entré dans l'âge adulte, Georges perd ses deux parents et son jeune frère.

Il part à Paris puis en Haute-Savoie, travaille dans la restauration, devient majordome pour un particulier, puis se retrouve au chômage et tombe dans la précarité, il y a une quinzaine d'années.

"C'était quelqu'un d'intelligent, adorable, qui avait de la conversation, mais je pense que notre histoire familiale nous a beaucoup fragilisés", témoigne son frère Patrick, l'aîné de la famille.

Dans le IXe arrondissement, Claude Petry, croisait régulièrement cet homme "grand, très mince, toujours avec son blouson en cuir, une grande mèche sur le côté". Arrivé il y a quelques mois seulement, il était devenu "une figure très attachante du quartier", selon une autre riveraine.

- "Attaché à sa liberté" -

Après avoir passé une dizaine d'années dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, où il repassait régulièrement, Georges avait été pris en charge en avril dans une structure destinée aux sans domicile fixe nécessitant des soins infirmiers. Il y partageait une chambre double.

Il avait quitté ce centre "de lui-même" en juillet, selon la directrice, et avait trouvé refuge dans un square du quartier. Depuis sa mort, sur les grilles, des voisins ont laissé de pancartes: "N'attendez pas une autre tragédie", "ouvrez les gymnases", "déclenchez dès aujourd'hui le plan grand froid".

Devant un autel improvisé, Jackie regarde les bougies et petits mots laissés en hommage à son ami. "Tous mes copains meurent", dit d'une voix blanche ce sans-abri de 58 ans. Georges "c'était un compagnon pour moi, je lui ramenais des vêtements, de la nourriture, à boire...".

Malgré sa santé, "il ne voulait pas rentrer au centre", et "avait du mal à accepter les règles. Peut-être aussi qu'il aurait voulu une chambre tout seul", hasarde son copain.

"Il était très fier, et très attaché à sa liberté", décrit son frère qui avait perdu sa trace depuis plusieurs années. Le sachant dans la précarité, il "attendait" autant qu'il "redoutait" d'en apprendre le décès.

Quelques jours avant sa mort, Claude Gazel, une riveraine, croise Georges une dernière fois, "plein d'espoir": "il m'a dit +ça y est je vais avoir mes droits+. Il allait toucher de l'argent. Il voulait retourner du côté de Compiègne, louer une maison, avoir des poules". "Il ne se plaignait pas. Il n'a pas su nous dire et nous n'avons pas su voir sa détresse", ajoute-t-elle.

Georges est finalement mort à quelques centaines de mètres de son dernier lieu d'hébergement, cinq mois après l'avoir quitté. Laissant sur son banc son blouson en cuir, ses lunettes, une poignée de pièces jaunes. Et un livre de Jean d'Ormesson, "Mon dernier rêve sera pour vous".

AFP

Commentaires (5)

Stan le 14/12/2016
Il n'a pas eu la chance d'être un migrant, la société aurait sans doute eu plus d'égard envers lui.
Stan
http://pauvrefrance.centerblog.net.centerblog.net


fripouille le 14/12/2016
Il n'avait pas les caractéristiques d'un SDF, il devait déprimer pour ne pas essayer de s'en sortir. Il aurait dû aller à l'hôpital.


trublion le 14/12/2016
C' est loin d' être un conte de Noël, et on a le coeur serré de lire ce que cet homme a vécu.
Combien comme lui dans la nature à un âge où on aime tant la chaleur d' un foyer !


françoise le 14/12/2016
Pauvre homme cela me fait beaucoup de peine et pendant ce temps une invasion de rats est logée ,nourrie ,dans des châteaux ,des hôtels ,des colonies de vacances etc.. c'est à dégueuler! 4 millions de Français actuellement n'ont pas de logement ,mis à part sous des tentes ,caravanes ,voitures et avec des enfants en bas âge ,la France est vraiment pourrie nous marchons sur la tête ces politiques sont un désastre pour nous ,mis à part le fait de se battre à coup de grandes g-u-e-u-les dans des débats inutile,toutes ces merdes n'ont aucun projet concret aucun desseins pour le bien-être des Français en difficulté !


Luce+joly le 15/12/2016
le pauvre! dire que l'on aide certaines personnes ,mais d'autres pas question!et encore combien de morts?
http://mamynoha2.centerblog.net


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